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Les Fonctionnaires

Dernière mise à jour le 15/03/2013

Vétérinaire dans la recherche : un paradoxe ?

« Vétérinaire » et « chercheur », voilà deux termes qui de prime abord n’ont pas tendance à s’associer aisément dans l’inconscient collectif … Si le premier renvoie à l’image du dispensateur de bons soins, le second se fait plutôt synonyme d’individu plongé dans un monde nébuleux fait d’éprouvettes et de théories fort complexes bien éloignées des questions de santé animale. Détrompez-vous : si nous ne sommes pas au chevet de votre compagnon à quatre pattes, nous œuvrons quotidiennement pour sa santé…

Vétos « sans stétho »

Qualificatif cher à bon nombre de nos confrères pour désigner cet infime pourcentage de médecins vétérinaires qui au sortir de son parcours estudiantin ou après quelques années de pratique décide de se plonger dans le domaine de la recherche. Adieu le stéthoscope ! Nous avons troqué ce matériel d’examen contre un arsenal d’autres appareils : ceux qui centrifugent, qui amplifient, qui inoculent,… Blouse blanche et paillasses de laboratoire sont ainsi notre environnement quotidien.

Parcours de chercheur

Devenir auteur de sa carrière et faire un pas de plus vers les connaissances de demain, voilà les motivations de tout aspirant chercheur. Le parcours de celui-ci débute bien souvent par la réalisation d’une thèse de doctorat soit au sein d’une équipe de recherche universitaire, soit au sein d’un organisme externe. Au terme des 3 à 6 années que dure cette thèse, le doctorant recevra alors le titre de « docteur en sciences ». C’est un long chemin jalonné de frustrations comme de grandes satisfactions où le chercheur aura l’occasion d’acquérir des compétences scientifiques pointues dans un domaine de recherche précis en profitant de l’expérience de ses aînés. Au fil du temps, ses capacités d’organisation, de rigueur, de remise en question, de communication écrite et orale seront mises à l’épreuve. Et ensuite, nous direz-vous ? Les voies d’appel sont nombreuses : poste d’académique au sein d’une université, poste à responsabilités au sein d’une entreprise,…

Un champ d’activités extrêmement varié

Fort de sa polyvalence et de la multidisciplinarité de sa formation, le vétérinaire intéressé par le vaste monde de la recherche voit se présenter à lui une variété de thématiques de travail, de disciplines dans lesquelles il pourra développer des compétences inédites : immunologie, microbiologie, parasitologie, virologie, biochimie, physiologie, génétique,… Et ne croyez pas que seule la recherche vétérinaire lui ouvre les bras : agronomie, médecine humaine,… sont d’autres secteurs prêts à faire appel aux compétences reconnues du vétérinaire-chercheur.

Et l’animal dans tout cela ?

Développement de nouveaux vaccins, de nouveaux antibiotiques ou encore de nouvelles gammes de produits alimentaires, mise au point de technologies de pointe qui serviront demain aux vétérinaires de terrain,… Celles et ceux d’entre nous qui officient dans le domaine de la recherche vétérinaire ne sont peut-être pas au chevet de l’animal malade mais œuvrent quotidiennement pour sa santé.

Section 6 « Fonctionnaires, enseignants et personnel scientifique »