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Le Chien

Dernière mise à jour le 27/02/2013

Aperçu des origines

 

Dans la recherche des origines particulièrement lointaines de notre chien domestique, les époques s'expriment en dizaines de millions d'années, et l'évolution de la famille des Canidés à laquelle il appartient, s'échelonne, subissant de multiples adaptations, au cours de cette longue période. On parle d'à peu près 200 millions d'années.

 

De premiers petits mammifères herbivores, probablement arboricoles, une diversification des espèces mène, il y a environ 100 millions d'années, à l'apparition d'autres petits mammifères carnivores chassant sur le sol, comme en témoignent des fossiles mis au jour en Amérique du Nord. L'étude des Dinosaures et des Grands Reptiles, remontant loin dans le temps,et celle du «mystère» de leur disparition, il y a quelques 65 millions d'années, considérée comme «soudaine» quoique suivant un processus beaucoup plus lent à l'échelle du temps universel, fait état de la présence de petits mammifères placentaires ayant échappé au cataclysme qui anéantit totalement l'espèce des géants du Crétacé. Ces mammifères, les Miacidés, malgré leur petite taille, sont reconnus comme étant les ancêtres de toutes les familles actuelles de Carnivores, et notamment les Canidés (chacal, coyote, loup, chien, renard) qui nous intéressent ici. Assez semblables à une belette, ces Miacidés ont pu poursuivre leur évolution, désormais libérés des prédateurs que constituaient, pour eux, certains dinosaures et reptiles. Le Détroit de Béring n'étant pas encore immergé, à cette époque, ils purent se déplacer vers l'Eurasie, où ils poursuivirent leur mutation, en passant par plusieurs stades, il y a quelque 30 millions d'années, effectuant parfois un va et vient entre l'Ancien et le Nouveau Continents : Hespérocyons au Eocène, Cynodictis, ayant l'apparence d'une sorte de mangouste, au Miocène, Leptocyon, ressemblant à un renard, à travers le Miocène . Les plus anciens fossiles de Canidés remontent à cette période de 30 millions d'années.

 

Poursuivant leur évolution, apparaissent l'Epicyon, de grande taille, l'Eucyon, dernier maillon de l'évolution du chien avant l'apparition des Canis .

 

Il a longtemps été fait état du Tomarctus, présentant des caractéristiques physiques de chien bien que ressemblant à un ours, présent au Miocène, il y a 10 millions d'années, dans les vastes plaines nord-américaines (où on en trouva plusieurs fossiles), repassé par le Détroit de Béring à nouveau émergé. Mais cette assertion est quelque peu contestée. Il ne serait pas plus l'ancêtre du chien que de l'hyène ; le mystère reste encore entier.

 

Quoi qu'il en soit, le Canis Legophagus a, lui, été reconnu comme étant l'ancêtre commun de tous les individus « Canidés ».

 

Toutes ces espèces se sont éteintes au cours de leur évolution mais il subsiste suffisamment de spécimens de fossiles ayant permis d'établir leur classification, reprise ici très succinctement.

 

L'évolution du Canis Legophagus mena, il y a 7 millions d'années, au Canis Cipio (pour les espèces Chacal et Coyote) qui vivent dans des régions méridionales et au Canis Etruscus (pour l'espèce Loup) adapté aux régions plus froides, subissant les conséquences des importantes variations de températures de l'ère Quaternaire.

 

Contrairement à ce qu'il est parfois prétendu, le chien ne «descend» ni du chacal, ni du coyote, mais bien du loup, du loup gris plus précisément. Si ces espèces sauvages ont dû, à un certain moment, cohabiter dans des régions différentes, les tests d'ADN récents ont prouvé cette filiation incontestablement et évalué l'apparition du chien à il y a 60.000 à 100.000 ans.

Suivant le processus d'évolution à partir du Canis Etruscus ayant donné le Canis Lupus (Loup gris) puis le Canis Lupus Familiaris (Chien) on retrouve, ici, les différentes races actuelles de nos chiens :

Canis Familiaris Leinieri : les Lévriers

Canis Familiaris Matris Optimae : les races Bergers

Canis Familiaris Intermedius : les Epagneuls, les Griffons, les Spitz

Canis Familiaris Inostranzeur : les Molosses, les Dogues, les Bouviers.

Pour en savoir plus, visitez le site:

http://dinosaurs.about.com/od/mesozoicmammals/

Mammals_of_the_Triassic_Jurassic_and_Cretaceous_Periods.htm

A suivre : La domestication du chien.

 

 

 

 

Le chat

Dernière mise à jour le 27/02/2013

Aperçu des origines

 

Tout comme d'autres espèces animales qui peuplent notre globe, celle des Chats trouve ses origines dans une très lointaine époque remontant, elle, à quelque 200 millions d'années. De petits mammifères herbivores, sans doute aussi insectivores, et arboricoles, la diversification des espèces mène, il y a 100 millions d'années, à l'apparition d'autres petits mammifères carnivores, chassant sur le sol, ainsi que l'attestent des fossiles mis au jour en Amérique du Nord.

 

Il y a 65 millions d'années, un gigantesque cataclysme provoque la disparition des Dinosaures et des Grands Reptiles, « soudaine » (quoique procédant, quand on y réfléchit, par élimination successive de la végétation, des animaux herbivores et de leurs prédateurs carnivores, à l'échelle du temps universel). L'étude de ce phénomène interpellant du fait de la liquidation totale des géants du Crétacé, fait état de la présence de petits mammifères placentaires, ayant été sauvegardés par la petitesse de leur taille et, sans doute, leur habitat sous terre. Ces mammifères, les Miacidés, sont reconnus comme étant le groupe fondateur de toutes les familles actuelles de Carnivores, dont les Félidés, celle qui nous intéresse, seconde super-famille à côté des Canidés et qui, très tôt, se différencient les uns des autres par l'ébauche de leur morphologie spécifique. Assez semblables à une belette, ces Miacidés , désormais libérés de leurs prédateurs, poursuivent leur évolution et se déplacent, par le Détroit de Béring encore émergé, vers l'Eurasie.

 

Les individus féliformes se répartissent en plusieurs souches (Herpestidés, Hyénidés, Viverridés et Félidés). C'est après cette diversification, il y a environ 40 millions d'années, que le Proailurus, considéré comme le dernier ancêtre commun à tous les Félidés - bien que cela doive encore être certifié - fait son apparition dans la chaîne du Chat domestique (30 millions d'années). Vraisemblablement arboricole, déjà carnassier, son évolution présente un spécimen avec une denture aux canines développées et une position digitigrade des doigts. Au Miocène (entre 25 et 7 millions d'années) apparaît le Pseudaelurus pouvant être reconnu comme l'ancêtre le plus éloigné de notre Chat domestique et dont plusieurs fossiles ont été mis au jour. Il émigre de l'Eurasie vers l'Afrique et l'Amérique du Nord (toujours par le Détroit de Béring non immergé). Il présente une simplification de la denture, notamment au niveau des molaires, dents fonctionnelles sans grand usage chez les Félidés, mais plusieurs étapes doivent encore être franchies avant que la différenciation entre les félins connus actuellement s'établisse : du Pseudaelurus sont issus deux groupes : les Schizailurus et les Machairodontinés (tigre à dents de sabre dont, pour l'anecdote, il est souvent fait allusion dans des films d'animation sur la Préhistoire). Ces derniers n'ont rien à voir avec la branche des Félidés actuels et d'ailleurs, répartis en sous-groupes un peu partout, disparurent progressivement au Quaternaire comme d'autres grandes espèces d'animaux.

 

Partant du Schizailurus, la bifurcation vers les Félidés actuels remonte à environ 18 millions d'années, sans qu'on puisse l'établir avec certitude. Il est, en fait, l'ancêtre de tous les Félidés qui se sont individualisés ultérieurement, présentant des différences au niveau de leur morphologie et de leur habitat. Dans ce dernier embranchement, deux famille se distinguent, il y a 5 millions d'années : les Félinés (petits félins) et les Pantherinés (grands félins), disséminées dans le monde, sauf en Australie et à Madagascar. D'autres embranchements s'ébauchent, distancés entre eux par 2 ou 3 millions d'années , dont les individus après avoir vécu quelque temps ont disparu, tous cousins lointains ou rapprochés. Ceux qui persistent constituent les lointains ancêtres des Pumas, des Guépards, des Lions et autres Félidés ainsi qu'une souche commune au Chat sauvage (qui donnera le Felis silvestris et sa sous-espèce, notre Chat domestique) et le Chat viverrin (Prionailurus) dont le Felis silvestris se sépare assez rapidement. De par le monde, la majorité des descendants de ces espèces existent encore. C'est la découverte de plusieurs fossiles complets qui a permis d'établir une classification quelque peu complexe de leur appartenance se basant notamment sur l'importance de la denture.

 

Ce qui précède permet de comprendre la diversité des races de Chats rencontrées de nos jours partout dans les différents continents, auxquelles il faut ajouter celles qui ont été développées par l'homme.

 

Si vous souhaitez plus d'informations, visitez le site:

http://dinosaurs.about.com/od/mesozoicmammals/

Mammals_of_the_Triassic_Jurassic_and_Cretaceous_Periods.htm

 

A suivre : la domestication.