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Lettre ouverte au Ministre Rudy Demotte : Réaction à une « suggestion » émise par le destinataire à l’intention de la profession

Dernière mise à jour le 26/04/2018

Monsieur le Ministre-Président,

Les vétérinaires qui ont suivi l’émission du 31 août 2014 de RTL relative à la stérilisation des chats ont été déconcertés par votre analyse et la suggestion selon laquelle ils adapteraient leurs tarifs au vu de ces nouvelles dispositions légales.

Nous nous permettons à notre tour d’émettre quelques commentaires
•    Depuis la genèse de cet arrêté au Conseil du bien-être, nous nous sommes opposés à des mesures aussi draconiennes pour diverses raisons.
•    Les autorités compétentes ont refusé de suivre notre avis et imposent une mesure horizontale. Il nous semble donc qu’il leur incombe de prendre leurs responsabilités et non à des indépendants d’en supporter les conséquences.

Par ailleurs, nous devons vous faire remarquer les éléments suivants
•    La santé animale n’est pas une marchandise, elle ne peut être soumise aux règles qui prévalent dans les relations commerciales.
•    Les vétérinaires tiennent à gérer la douleur de leurs patients dans le respect du bien-être animal sans restriction d’ordre économique.
•    De même, ils ont à cœur de prendre toutes les précautions requises en matière d’asepsie opératoire et utilisent donc du matériel à usage unique et de qualité. Il n’y a aucune économie d’échelle à espérer en ce domaine.
•    Vous-même avez signé le 16 décembre 2004 une loi modifiant la réglementation relative à la lutte contre les excès de la promotion des médicaments, aux termes de laquelle il n’est plus question de bénéficier de réductions pour des achats de médicaments en quantités importantes. Nous approuvons cette décision, mais il faut en tirer les conclusions : nous ne bénéficions pas d’un effet d’économie d’échelle lors d’interventions en grand nombre.
•    Bien au contraire, l’équipement des praticiens qui effectueront ces opérations devra évoluer, vu la fragilité des chatons livrés à la stérilisation précoce. Le coût de cette adaptation est incompressible.

En conclusion, les membres de l’UPV refusent de se voir pris en otages, voire même de se solidariser avec une loi dont ils désapprouvent certains termes.

Nous restons à votre disposition pour tout échange ultérieur à ce sujet et vous prions d’accepter, Monsieur le Ministre-Président, nos salutations dévouées,

Pour la SAVAB, section 2 de l’UPV,

Dr Fabienne Bedet et Docteur Stefan Degallaix
Co-présidents de la SAVAB