GO
GO

Abattage sans étourdissement: l’Union Professionnelle Vétérinaire rappelle sa position

Dernière mise à jour le 30/03/2017

Se référant au Code de Déontologie du Conseil Supérieur de l’Ordre des Médecins Vétérinaires de Belgique, ainsi qu’au Code de Bonne Pratique Vétérinaire de la Fédération Vétérinaire Européenne, les vétérinaires doivent s’efforcer d’assurer le bien-être et la santé des animaux confiés à leurs soins, quel que soit le secteur de la profession dans lequel ils exercent.

L’abattage des animaux sans étourdissement préalable (pré-étourdissement) pour des motifs rituels ou du fait de défauts de procédure lors d’abattages classiques a suscité beaucoup de préoccupations. Par conséquent, la FVE a entrepris de synthétiser les aspects scientifiques de l’abattage sans étourdissement préalable, en rapport avec le bien-être animal et l’hygiène alimentaire.

Selon la directive du Conseil 93/119/CE, les animaux ne doivent subir aucune douleur ni souffrance évitable au moment de l’abattage ou du sacrifice. Pour cette raison, les solipèdes, ruminants, porcs, lapins et volailles doivent être étourdis instantanément avant l’abattage ou le sacrifice.

Cependant, comme certaines confessions requièrent que les animaux ne devraient pas être étourdis avant l’abattage, la directive accorde des dérogations limitées pour tenir compte des contraintes inhérentes à certains rites religieux.

La plupart des états membres usent de ces dérogations pour autoriser l’abattage d’animaux sans étourdissement préalable. Cependant, en-dehors de l’Union européenne, cette procédure est interdite dans de plus en plus de pays.

En accord avec la FVE, l’UPV estime que du point de vue du bien-être animal et eu égard au statut de l’animal comme être sensible, la pratique de l’abattage sans étourdissement préalable est inacceptable en tout circonstance pour les motifs suivants :

• L’abattage sans étourdissement préalable retarde la perte de conscience, parfois de plusieurs minutes. Pendant cette période de conscience, l’animal peut être exposé à une douleur inutile liée à l’existence de régions traumatisées, à l’aspiration potentielle de sang et de contenu ruminal dans le cas des ruminants, à la souffrance liée à l’anoxie par l’atteinte du nerf phrénique et du nerf vague

• L’abattage sans étourdissement préalable exige une contention additionnelle dans la plupart des cas, qui peut causer un stress supplémentaire à un animal qui est certainement déjà effrayé.

De plus, les lieux d’abattages temporaires posent des questions d’hygiènes, d’adéquation des infrastructures, de compétences des opérateurs et de sécurité du public.

L’UPV va interpeller le Ministre compétent pour lui signifier (une fois de plus) que les VT sont dans certains cas obligés de travailler dans des conditions qui ne respectent pas le bien-être animal.

En conséquence, la profession vétérinaire se positionne contre l’abattage sans étourdissement, quelles que soient les circonstances ou l’endroit.

L’UPV, seul organe de représentation vétérinaire francophone, soutient les Ministres régionaux du bien-être animal dans leurs actions visant à interdire l’abattage sans étourdissement.

Personne de contact:
Marcel Renard, Président de l’UPV
president@upv.be
0475/705598

Communiqué de presse relayé sur
LeVif.be
MetroTime.be
7sur7.be
rtbf.be