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La maladie de Cushing

23/11/2018 par Stéphane Dewaels

La maladie de Cushing ou hyperadrénocorticisme chez le chien


La pathologie
L’hormone incriminée dans la maladie de Cushing est le cortisol. Le cortisol est très important pour l’organisme. Il intervient, entre autre, dans la régulation du système immunitaire et l’inflammation, dans la gestion des glucides, des protéines et des lipides. Le cortisol est produit de manière naturelle par les glandes surrénales situées tout près des reins. Les surrénales sont sous la commande d’une zone du cerveau appelée l’hypophyse.
Lorsqu’une tumeur de l’hypophyse ou des glandes surrénales se développe, elle entraîne une surproduction de cortisol, c’est ce qu’on appelle la maladie de Cushing.
Lorsqu’il y a trop de cortisol dans le sang, l’animal peut boire plus, manger plus, avoir des problèmes de peau ou encore une augmentation de la graisse abdominale. Ce ne sont que quelques-uns des signes rapportés. La maladie de Cushing peut prendre énormément de formes différentes.

Le diagnostic
Le diagnostic se révèle compliqué car il nécessite dans certains cas de nombreux examens. Parfois, une simple analyse d’urines est suffisante pour poser le diagnostic mais dans la plupart des cas, il est nécessaire de réaliser des tests dynamiques. Ces derniers nécessitent plusieurs prises de sang sur quelques heures. Selon le cas, le vétérinaire choisira le test le plus adapté à l’animal.
Une fois le diagnostic de Cushing posé, il est important de savoir où se situe le problème. En effet, comme expliqué précédemment, la tumeur qui produit trop de cortisol peut se situer au niveau de l’hypophyse dans le cerveau ou au niveau des surrénales. Dès lors, il sera peut-être nécessaire de réaliser des examens complémentaires tels qu’une échographie, un scanner ou des tests sanguins dynamiques. A nouveau, votre vétérinaire choisira la meilleure solution selon la situation, le coût financier et le bien-être de l’animal.
Nous insistons sur le fait que le diagnostic de Cushing peut parfois être très long et compliqué. Votre vétérinaire ne fait pas cela par plaisir mais c’est important de connaître la localisation exacte du problème afin d’adapter au mieux le traitement à mettre en place.
Bien souvent, une crainte du propriétaire est de réaliser plusieurs prises de sang de l’animal au cours de la journée. Rassurez-vous, une prise de sang est un acte anodin et peu douloureux. Même si votre chien doit rester toute la journée au cabinet, votre vétérinaire en prendra correctement soin.
 
En résumé, le diagnostic de la maladie de Cushing peut être long et compliqué mais absolument nécessaire pour adapter au mieux le traitement.
 
Le traitement
Le traitement le plus fréquent est médicamenteux. Dans la plupart des situations, le traitement est très bien supporté par l’animal. Néanmoins, il faudra régulièrement prévoir des contrôles sanguins. Ces derniers permettent de surveiller la fonction rénale et les facteurs d’inflammation afin de vérifier que le cortisol ne masque pas une maladie rénale ou une polyarthrite. On vérifie également les électrolytes et le cortisol pour s’assurer du bon dosage du médicament. 
Encore une fois, le suivi est adapté à votre animal par votre vétérinaire.
Certains cas de Cushing peuvent se soigner par radiothérapie ou de manière chirurgicale.
 
Si vous avez la moindre question n’hésitez pas à la poser à votre vétérinaire.

Pour la SAVAB,
Dr. Stéphane Dewaels